Depuis mon régime sans gluten adieu pâtisseries, biscuits et autres sucreries adorées. Heureusement que je peux encore manger du chocolat, enfin presque…
Lors du choix de ma tablette, il va s’en dire que j’évite toutes les plaques de chocolat fourrées au biscuit et je prends bien soin de lire la liste des ingrédients pour déceler le moindre mot qui fait peur : blé, gluten, dextrose, glucose,… Un atout majeur : je préfère le chocolat noir qui en général et je dis bien en général ne se compose que de beurre de cacao, cacao et de sucre.
Et oui, malheureusement pour nous, seules quelques marques ont des chaînes de production dédiées qui leur permettent de garantir aucune contamination par du gluten. La plupart des fabricants préparent leurs chocolats dans des ateliers qui utilisent blé ou autre allergène d’ailleurs. Qui plus est la farine est souvent utilisée pour éviter que le chocolat attache à son support du coup, des traces voir même la présence de gluten ne peuvent pas être évités.

Heureusement pour nous, la directive CE 2003/89 a été mise en place et oblige les industriels depuis 2005 à mentionner sur l’étiquette de la denrée la présence de gluten, dès lors que celui-ci est présent à l’état de traces (allergène détectable mais non quantifiable). Pour simplifier et dans notre cas pratique, les intolérants au gluten n’achèteront que des tablettes de chocolat où les mentions « traces de gluten » ou « traces de blé » n’apparaissent pas.
C’est là que tout se complique car après avoir parcouru quasiment toutes les étiquettes du rayon confiserie, je n’ai trouvé que très peu de plaques de chocolat sans gluten. En Belgique, une des capitales du chocolat, je n’ai vu que les plaques Lindt pour satisfaire mon exigence.

Pour en savoir plus et avoir la conscience complètement tranquille après mon (mes…) carreau quotidien, j’ai contacté le service consommateurs de Lindt qui m’a apporté entière satisfaction par sa réponse.
Tout d’abord et ça nous le savons bien, Lindt ne développe pas de gamme dédiée pour les personnes allergiques donc ne peut pas s’engager sur la totale fiabilité de leurs produits pour les personnes coeliaques : les aliments garantis sans gluten entrent dans le cadre d’une alimentation particulière et exigent des processus de fabrication spécialisés.
La marque s’engage tout de même auprès de ses consommateurs car dans le contexte de la certification ISO 9001, l’ensemble de leurs produits ne sont commercialisés qu’après avoir subi des contrôles rigoureux physiques, chimiques, micro-biologiques et gustatifs.
Concernant la présence de gluten trois cas sont possibles :
(a) L’ingrédient (extrait de malt d’orge ou céréale) est systématiquement nécessaire à l’élaboration du chocolat. Il se trouve alors indiqué dans la liste d’ingrédients, lisible sur l’emballage conformément à la législation.
(b)L’ingrédient n’est pas utilisé dans la recette. Il faut toutefois considérer la possibilité de sa présence fortuite, même à l’état de traces, du fait de la multiplicité de nos productions. D’où leurs messages « Peut contenir des cacahuètes, des noisettes, des amandes, etc. » sur les étiquettes.
(c) Lorsque qu’il n’est pas mentionné dans la liste des ingrédients, Lindt peut assurer qu’il n’est pas présent à plus de 20 ppm (Partie Pour Million) dans le produit. Le taux de 20 ppm est le seuil légal en dessous du quel un allergène n’a pas besoin d’être mentionné.

Pour moi, le choix est fait! Aucune réaction même après avoir mangé du chocolat Lindt plus que de raison. Je conseillerais donc aux amateurs de chocolat sensibles au gluten (mais non coeliaques) de se faire plaisir avec un grand chocolat, accessible et disponible en grande surface.
Un très grand merci à Christian du service consommateur de Lindt pour la précision de sa réponse.