Dans la recherche des facteurs de risques de l’intolérance au gluten, beaucoup de théories existent mettant en cause le mode d’accouchement, l’allaitement, la flore bactérienne maternelle, les infections ou encore les statuts socio-économiques. Quelques études avaient envisagé que la naissance au printemps ou en été pouvait être facteur de risque de développer une maladie coeliaque, c’est ce que cette nouvelle étude suédoise parue le 15 août 2016 veut prouver.
Celle-ci a été réalisée sur presque 2 millions d’enfants Suédois de la naissance à l’âge de 15 ans. Sur cet échantillon 6569 enfants ont été diagnostiqués coeliaques.

Le risque de développer une maladie coeliaque a été plus important chez les enfants nés au printemps, été ou automne que sur les enfants nés en hiver. Ce risque était également plus élevé chez les enfants nés au sud de la Suède.
Géographiquement le sud de la Suède est caractérisé par un ensoleillement intense au printemps et en été alors qu’au Nord le printemps est généralement plus frais et l’été plus court.

L’explication de cette différence de risque de développer une maladie coeliaque viendrait du fait que les enfants nés au printemps ou en été seraient mis à l’épreuve du gluten en pleine période de surstimulation immunitaire liée aux infections virales hivernales. La variation importante du taux de vitamine D pourrait être une seconde explication. Les femmes accouchant au printemps ou en été étant celles ayant des taux les plus faibles. Une autre hypothèse envisagerait que les enfants nés au sud auraient quant à eux des taux trop élevés en vitamine D ce qui pourrait également être facteur de risque.

Les résultats de cette étude sont clairs et indiquent bel et bien un lien entre la saison, le lieu de naissance et le développement de maladie coeliaque chez l’enfant malheureusement la principale limitation pour en tirer des conclusions claires est le manque de données concernant le taux de vitamine D des enfants et leurs vulnérabilité aux infections durant la pahse de l’étude, les enseignements ne sont donc pas complets et mériteront d’être enrichis ultérieurement.

Source : http://adc.bmj.com/content/early/2016/07/14/archdischild-2015-310122.abstract?sid=9e7c7d77-26f7-41ed-8307-9a7955386774